Claudine Beccarie (France) – 07/1975 – « La star du porno français » – Interview pour Cine-Revue

Behind-The-Scenes vous emmène en 1975… année de la légalisation du porno en France… et vous propose la transcription de l’interview de Claudine Beccarie, la première porno star française !

CLAUDINE BECCARIE
« LA STAR DU PORNO FRANCAIS » PASSE AUX AVEUX

Son passé tumultueux… Ses amours passionées… Ses scènes perverses et licencieuses…

Pas très grande, plutôt bien faite, encore que la poitrine soit assez menue, voici Claudine Beccarie, celle que les amateurs de cinéma érotico-pornographique considèrent comme la « pornogirl française numéro un ». En la recevant chez moi, ce n’était pas tant pour savoir exactement quel était son état d’esprit lorsqu’elle tournait les scènes les plus torrides de ses films mais plutôt pour savoir ce que fut la vie de cette jeune femme indiscutablement audacieuse et qui est en passe de connaître une certaine gloire, principalement grâce à un film (« Exhibition ») qui, du reste, est plutôt « son » film…

Elle a trente ans. Née le 14 juin 1945, elle a grandi dans une famille de commerçants sinon aisés du moins ne Manquant de rien pour faire de leurs filles, puisqu’ils en ont eu deux, de bonnes jeunes filles bien éduquées, aptes à faire de bons mariages. Seu¬lement voilà, la vie est passée par là…

En dehors de ce qu’on pourrait appeler votre métier, avez-vous une vie sentimentale comme toutes les femmes de votre âge ?

Bien entendu. J’ai souvent vécu avec des hommes durant plusieurs années. J’ai une vie normale de fille indépendante et qui change d’homme lorsqu’il n’y a plus d’amour.

Qui partie premier ? Vous ou les hommes ?

Le plus souvent, ce sont les hommes qui s’en vont.

Pourquoi ?

Parce que c’est ainsi.

Avez-vous souffert par les hom-mes que vous avez aimés ?

Beaucoup plus souffert par les hommes que fait souffrir des hommes. J’ai souffert à un tel point que j’ai même été jusqu’à la tentative de meur¬tre. Oui, monsieur, jusque là !

N’avez-vous jamais fait souffir un homme ?

Quand même, quelquefois. Je me souviens plus particulièrement d’un homme. C’était à mon retour en Fran¬ce. Il m’avait trompée pendant mon absence et il me mentait. Comme je déteste le mensonge, je me suis terriblement véngée…

Quel avait été son mensonge ? Etait-il marié par hasard ?

Oui, c’était le cas et les hommes mariés, je n’aime pas ça du tout. Je n’aime pas faire souffrir une femme in¬utilement en trompant son mari. Une femme sait automatiquement si son mari la trompe ou non et à chaque fois je me dis que cette femme mariée pourrait être moi. Comme je n’aime pas souffrir, je m’en vais…

Vous parlez de votre retour en France. Pourquoi étiez-vous partie ?

Pour fuir un homme. J’étais jeune et déjà très indépendante. Je n’ai ja¬mais voulu appartenir à un homme. Or là, pour m’en défaire, il n’y avait que la fuite. Je suis donc partie en Espagne.

Comment viviez-vous alors ?

Eh bien, c’est simple, je suis devenue prostituée. De mon plein gré, je suis rentrée dans une maison close, une sorte de maison de rendez-vous mais où les filles habitaient en permanence. Nous étions libres de sortir de temps en temps comme de garder no¬tre argent. Pas de souteneur si vous voulez…

D’après tout ce qu’on peut lire sur ce sujet, il est très rare qu’une prostituée n’ait pas un « défenseur »…

Je ne sais pas pour les autres, mais, en ce qui me concerne, je peux vous assurer que je n’ai jamais eu de souteneur. J’ai toujours eu au fond de moi un refus total d’appartenir à quelqu’un fut-ce à ma famille ou à l’homme qui fut mon mari durant un an et demi.

Attendez, n’allez pas trop vite. Vous avez été mariée ? Pourquoi ?

Pour échapper à ma famille. Pour acquérir plus vite une certaine indé¬pendance tant dans nies décisions que dans ma manière de vivre. Ça n’a pas duré, j’ai divorcé après un an et demi car en plus mon mari était mala¬de de la tête. La vie avec lui devenait infernale.

Revenons au fait que vous vous soyez prostituée volontairement. Comment pouviez-vous le faire sans avoir de « protecteur ».

Une seule fois, j’ai failli tomber sous la coupe d’un homme. Devenir « sa femme ». On avait eu beau me prévenir, me mettre en garde, rien n’y a fait : j’étais tombée amoureuse de lui. C’était avant de devenir pensionnaire de cette maison close en Espagne.

Vous n’avez jamais été redemandée en mariage depuis votre divorce ?

Aussi drôle que ça puisse paraî-tre, non. Je trouve la liberté bien plus agréable que la respectabilité que j’a¬vais tant désirée en acceptant de me marier avec l’homme qui fut mon mari. En tout bien tout honneur ! Je veux dire par là que je n’ai jamais travaillé pour lui ! Le chef de famille, c’était lui !

Lorsqu’un homme que vous aimez vous trompe, avez-vous des réactions cruelles ?

Pis que ça ! Ça m’est arrivé, je vous l’ai dit, de faire souffrir terriblement un homme. Je me suis acharnée sur lui, tant sur le plan moral que physique. Ce fut atroce mais, que voulez-vous, j’avais été bafouée dans mon amour.

Vous avez fait combien de films avant « Exhibition » ?

A peu près trente-cinq à quarante films pornos, tant en France qu’à l’étranger. Je n’en suis donc plus à mon coup d’essai. Lorsque je tourne des scènes osées, je ne dis pas que c’est une autre fille qui tourne à ma place. Non, c’est bien moi et j’aime ce que je fais.

Vous a-t-on déjà traité de putain ?

Oui, souvent, mais que voulez-vous que ça me fasse ? Je préfère être une putain et que tout le monde le sache que de finir mes fins de mois en allant lâchement avec des hommes en cachette. Je ne suis pas une putain dans l’âme. Si je l’étais, j’aurais conti¬nué à faire le trottoir !

Alors pourquoi ie cinéma pornographique ?

Parce que je suis avant tout une comédienne et qu’on ne m’a jamais rien proposé d’autre que de tourner les seins et le sexe à l’air !

Ça ne vous a jamais gêné de vous « envoyer » des hommes devant la caméra tout en sachant que des milliers de spectateurs allaient vous voir sur les écrans ?

Si, parfois, parce qu’on ne ren¬contre pas toujours des hommes que l’on ressent physiquement. C’est sou¬vent la catastrophe mais, que voulez-vous, il faut savoir se maîtriser et ne plus penser qu’à son métier.

Etes-vous déjà allé vous voir au cinéma ?

Une fois, dans « Exhibition ». Uni-quement dans le but de me corriger en tant que comédienne mais pas pour m’admirer.

VVous n’avez pas un peu honte de vous revoir dans ces positions ?

Pourquoi avoir honte de ce qu’on fait ? Je ne me trouve pas toujours bien. Je me critique terriblement sur le plan esthétique mais rien d’autre.

Une femme a plus de facilité à tourner ce genre de scènes qu’un homme, je suppose…

Une femme peut à la rigueur simuler l’orgasme tandis que chez l’homme les choses se voient. Il faut être en condition et c’est souvent impossible…

Jouez-vous souvent la comédie du plaisir devant la caméra ?

J’ai terriblement besoin de mes phantasmes pour réussir à être le plus vraie possible. Ce n’est pas toujours réussi mais j’approche quand même le plus possible la réalité. Je termine souvent ces scènes affreusement fatiguée.

Pourquoi avoir tourné « Exhibitions » où vous racontez sans rien ca¬cher votre vie sexuelle et vos plaisirs ?

Peut-être pour permettre aux femmes de mieux se connaître et de ne plus avoir honte de certaines choses.

Avez-vous déjà eu des rapports avec d’autres femmes ?

Oui, bien entendu. Je suis bi¬sexuelle. Je suis très pour la bisexualité. Je trouve que c’est le sommet de la jouissance que l’on soit homme ou femme…

N’avez-vous jamais été enceinte et n’avez-vous pas envie d’être mère?

Une fois, je me suis retrouvée enceinte. Et comme je ne voulais pas garder l’enfant, j’ai avorté. Avoir un enfant oui, pourquoi pas ? C’est beau un enfant mais c’est une charge ‘terrifiante.

Etes-vous amoureuse en ce moment ?

Oui, depuis deux ans, d’un_ gar-çon de vingt ans. Il est beau comme un dieu, mon Didier ! Il est militaire en ce moment mais il revient très sou¬vent II tourne aussi avec moi dans certains films. Entre nous, c’est de la provocation constante car il est si beau !

Quel est le souvenir marquant de votre existence ?

Les quatre ans que j’ai passés enfermée dans une maison de redressement.

Pourquoi ?

Je me suis sauvée de chez moi parce qu’il y a eu une histoire à peine racontable avec un de mes oncles. J’ai voulu fuir la famille et tout le reste.

Gardez-vous un mauvais souve¬nir de cette période passée en maison de redressement ?

Si je fais le total aujourd’hui, je crois que c’était une période vache¬ment chouette de ma vie. J’ai même été heureuse par moments…

Si vous aviez un enfant seriez-vous capable de faire n’importe quoi — retourner à la prostitution — pour le faire vivre et lui permettre de deve¬nir quelqu’un ,de bien ?

Je ferais n’importe quoi pour l’enfant. Même retourner à la prostitution. Pourtant, je ne crois pas que j’aurais d’enfant sans qu’il y ait un père entre lui et moi. Le père est indispensable pour les enfants !

Votre père vous a-t-il vu au cinéma ?

Peut-être bien mais alors en ca-chette car il ne me l’a jamais dit. Au début de ma carrière peut-être a-t-il eu un peu honte. Il faut reconnaître que ça peut choquer mais maintenant il ne fait plus attention. Ma mère elle savait depuis longtemps que je posais pour des bouquins érotiques.

Comment vous entendez-vous avec votre famille maintenant, après tout ça, la prostitution, le cinéma porno ?

Je crois que nous n’avons jamais été aussi proches que depuis que je fais ce que je veux.

De quoi avez-vous le plus peur dans la vie ? De retomber dans la prostitution ? De la mort ou, encore, des accidents ?

Une seule chose me fait peur. Souffrir physiquement. Tout le reste, je suis prête à l’accepter. Je m’en sor¬tirai toujours. Moralement, je ferais n’importe quoi mais je crois que je ne me laisserai jamais vraiment atteindre.

Etes-vous une réelle exhibitionniste ou, au contraire, cherchez-vous à passer inaperçue ?

J’aime bien provoquer les re¬gards des gens sur mon passage. Que ce soit celui des hommes ou des femmes. Ça me fait quelque chose au fond de moi. C’est excitant ! C’est peut-être ma manière à moi d’être ori¬ginale, de provoquer ce je ne sais quoi qu’il m’arrive de sentir chez les autres.

Qu’est-ce qui vous intéresse chez un homme ?

Tout et rien. C’est surtout la manière de connaître un homme qui compte.

A quel âge avez-vous eu vos premiers rapports avec un homme ?

J’avais à peine treize ans !

La prostitution selon vous est-elle une chose nécessaire ?

Bien entendu. Ça permet aux hommes de ne pas rester des refoulés permanents. Ils peuvent aussi se débarrasser de leurs phantasmes qu’ils n’osent pas avouer à leur femme.

Une prostituée prend-elle du plaisir à passer de mains en mains ou, au contraire, se garde-t-elle de prendre du plaisir avec les hommes qui les choisissent ?

Il faut toujours qu’elles se gardent de prendre du plaisir avec les hommes. Si elles prennent du plaisir, elle vieillissent terriblement plus vite que les autres et ne durent pas. H ne faut surtout pas tomber amoureuse même sur le moment.

Mais alors le souteneur ? Vous admettez que ce soit l’homme qui compte dans la vie amoureuse de la fille prostituée ?

Oui et non. Je tournais l’autre jour avec un jeune garçon qui a été le fiancé entre guillemets de deux filles qui faisaient le tapin. Il s’en est sorti mais jusqu’à quand ? li prétend que ces filles-là ont souvent besoin de re-trouver quelqu’un après avoir fait dix ou quinze clients dans une journée. Moralement, sentimentalement.

Trouvez-vous normal alors de donner tout son argent à un homme ?

C’est souvent les femmes elles-mêmes qui font d’un homme un soute¬neur. Elles éprouvent du plaisir à don¬ner à un homme.

Lorsque vous faisiez l’amour avec des hommes de passage, à quoi pensiez-vous ? A l’argent ou au plaisir ?

Jamais au plaisir, toujours à l’ar-gent. Tout le monde aime l’argent lors-qu’on devient putain. A moins d’être nymphomane.

Aviez-vous de la considération pour ceux avec lesquels vous montiez ?

Pourquoi voulez-vous qu’on ait de la considération pour un homme qui vous regarde à peine et qui ne vous a choisie que pour se délivrer de ses phantasmes ?

Quel est le plus mauvais souvenir que vous gardez de vos années de prostitution ?

Lorsque je suis montée pour la première fois avec un homme vieux, laid et presque sale. C’était terrible, insoutenable. Il sentait le lait.

Mais alors pourquoi avoir été avec lui ? Vous ne pouviez dire non ?

Je devais m’exécuter à partir du moment où j’avais accepté d’aller avec lui. J’étais très absente lorsque je fai¬sais ce métier, comme si j’avais pris ce qu’il y avait en moi de bon et que je l’avais mis au frais quelque part ailleurs. J’étais une autre femme. Une sorte de robot.

N’avez vous jamais eu envie d’être une putain de luxe ?

Si, bien entendu.

Pensez-vous que les filles qui font ce métier soient mauvaises entre elles ?

Ce n’est pas uniquement les pu-tains entre elles mais toutes les femmes sont mauvaises entre elles. Qu’elles soient bourgeoises ou non !

II y a tout de même des femmes respectables sur terre, des femmes qui n’ont pas une mentalité de putain ?

Je pense qu’à un certain moment de sa vie, toute femme agit ou pense en putain.

Arrivez-vous encore à éprouver un besoin de tendresse, d’amour com¬me si rien ne s’était passé dans votre vie ?

Chez moi, avec Didier, je peux dire que je vis comme si j’avais dix-huit ans. Je suis heureuse. J’oublie de penser au passé. J’ai l’impression d’ê¬tre une fille saine.

Avez-vous déjà éprouvé du plaisir sexuel au cours de vos différents tournages ?

Bien que ce ne soit plus moi réel-lement qui soit sur place mais une sor¬te de double comme lorsque je faisais de la prostitution, je vous avoue qu’il m’est arrivé de prendre du plaisir. Pas souvent et pas toujours complète-ment. Il n’y a qu’avec Didier que tout est parfait. Avec les autres, c’est sou¬vent de la comédie.

Vous m’avez parlé de votre soeur tout à l’heure. Que fait-elle de sa vie ? La même chose que vous ?

Exactement, prostitution en moins, du moins, je crois, mais elle fait des tournages. Elle a eu d’ailleurs le meilleur professeur qui soit puisque c’est moi qui lui ai tout appris !

Vous en êtes fière ?

Pourquoi pas puisqu’entre nous, nous sommes très libres et que ce métier lui plaît !

Etes-vous satisfaite des sommes que vous gagnez ?

Non ! Même si je suis parmi les mieux payées de France : 1.000 francs par jour de tournage.

N’existe-t-il pas une certaine concurrence entre vous et certaines filles qui demandent très peu ?

Bien entendu mais on en a besoin de ces filles-là. Elles font un petit tour et puis s’en vont tandis que nous, on reste.

Vous n’êtes pas une star ?

Et pourquoi pas ? D’une certaine manière, je suis une star. La star du porno !

Comment prenez-vous la vie ?

Le mieux possible. Le passé meurt. Seuls, le présent et l’avenir comptent. Je cherche à m’amuser de tout et de rien. A prendre la vie du meilleur côté.

Etes-vous coquette ?

Je peux l’être à certains moments de ma vie ou encore de la journée. J’aime assez être belle et en faisant quelques efforts je peux y arriver.

Sortez-vous dans les endroits à la mode maintenant que vous gagnez bien votre vie ?

Je ne sors pratiquement jamais. Je dépense mais uniquement pour mon plaisir et celui de Didier.

Votre argent vous ne le gagnez qu’avec le cinéma érotique ou en faisant autre chose ?

Je fais également du strip-tease.

Qu’aimeriez-vous faire de votre argent ?

Acheter une maison loin de toute civilisation pour pouvoir être encore plus proche de la nature.

Avez-vous déjà eu faim dans votre vie ?

Jamais et je n’aurai jamais faim. Je saurai toujours me débrouiller, même si je suis réduite à faire des ménages.

Replongeriez-vous dans la prostitution avant de faire des ménages ?

Non, peut-être pas car j’ai pris conscience de ma valeur, du fait que je suis avant tout un être humain et puis je n’ai pas envie de me reperdre.

Pensez-vous qu’il soit normal que les filles « draguent » les garçons ?

Et pourquoi pas ? Nous ne sommes pas inférieures aux hommes. Nous sommes capables de faire bien des choses sans les hommes. Si un garçon me plaît, je n’attendrai pas des heures pour lui faire comprendre ! Je suis très évoluée, très libre. L’amour que je porte à Didier n’empêche pas que je puisse regarder un homme droit dans les yeux. Les hommes ne m’ont jamais fait peur. Je ies ai telle-ment connus lorsque j’étais serveuse-entraîneuse dans un bar. J’ai entendu tellement de confessions d’hommes malheureux que la supériorité des hommes sur les femmes, eh bien, cela me fait rire !

Etes-vous ce qu’on pourrait ap-peler une femme « vicieuse ».

Sur le plan professionnel, je suis une perfectionniste. J’aime que les choses paraissent réelles aussi bien que plausibles. Bien faites. Sur le plan privé, je vous répondrai que, pour moi, un homme est fait pour être caressé. Alors, je ne veux surtout pas m’en priver. J’aime caresser un bel homme comme celui que j’ai dans ma vie en ce moment !

Finalement aucun homme ne vous a jamais pris votre argent ?

J’ai toujours donné librement, sans contrainte aucune. J’ai toujours eu l’impression d’aider les hommes…

Comment êtes-vous venu au cinéma érotique ?

Normalement. Au début je n’y croyais pas. Je posais nue pour les peintres. J’ai fait des photos érotiques et puis voilà…

Vous ne regrettez rien ?

Non, je suis heureuse de mon état…

Etes-vous jalouse ?

Lorsque je suis réellement amoureuse, je suis capable, comme je vous l’ai dit, de terriblement faire souf-frir si je sens qu’on me trompe. Je suis très jalouse, très possessive mais j’accepte de partager lorsqu’on me le dit.

Etes-vous sérieuse avec Didier ? Ne le trompez-vous jamais ?

Si, ça m’arrive mais, comme l’on se dit tout, ce n’est pas grave ! Je le trompe sans le tromper finalement parce que je fais souvent l’amour sans amour avec les autres. Uniquement pour le plaisir quoique ce soit encore avec l’homme de ma vie que j’en prenne le plus. Mais peut-être que pour mieux l’apprécier je suis obligée de « coucher » ailleurs…

Et maintenant qu’allez-vous faire ?

En sortant de chez vous je me précipite à la maison parce qu’il m’attend. Et puis, j’ai d’autres films à tourner et il y a mon livre, car j’écris mes « mémoires », à terminer…

Propos recueillis par Roger A. HOUZE

De:
Date: mai 19, 2019

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