Entretien avec HPG (France) – Hors-Série Sexe du magazine Entrevue – 1996

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Nous continuons à éplucher nos archives à la recherche d’articles, d’interviews … pour vous faire connaître certains des pionniers du X, certains de ceux qui font carrière au fil des décennies… ou simplement pour faire découvrir ceux qui contribuent à l’industrie du X …

Aujourd’hui, au travers d’une transcription de l’interview donné en 2016 au Magazine Entrevue, dans un hors série, spécial Sexe… nous vous faisons découvrir (ou redécouvrir), un acteur, producteur, réalisateur… un homme aux multiples facettes… un fervent collaborateur du cinéma… qu’il soit pornographique ou grand publique … Monsieur Hervé Pierre Gustave, plus connu sous son acronyme HPG !

Lors de cet interview en 2016, HPG fêtait ses 50 ans… et ses 30 ans de carrière dans l’univers du X !!! Depuis 1986… il a vu défiler des actrices… des acteurs… des réalisateurs…. vu évoluer le cinéma… avec les changements techniques… les changements de diffusions…. Mais HPG est toujours présent ….

Retrouvez le sur son compte Twitter, sa page Facebook ou son site internet ! Nous aurons l’occasion de vous le faire découvrir d’avantage. En attendant voici son témoignage à Entrevue ...

Hervé-Pierre Gustave, dit « HPG » est l’une des figures emblématiques du milieu du porno. Acteur, producteur et réalisateur, il est l’une des pionniers du « gonzo », genre dans lequel l’acteur tient sa propre caméra. Cette année, HPG fête ses 30 ans de carrière. L’occasion de l’interviewer.

Sur quoi travailles-tu actuellement ?

Je prépare deux longs-métrages traditionnels, dont l’un avec des scènes sexuellement explicites. On a casté à peu-près 3500 actrices, mais elles ne veulent pas tourner des scènes de sexe. A raison : le film leur fait peur. mais plus on me dit non et plus je rajoute du sexe dans le film. Je veux des actrices qui n’ont jamais fait de nudité à l’écran, ça rend la nudité plus précieuse.

Pourquoi ont-elles peur ?

Si une nana fait des fellations à l’écran, elle est traitée comme une moins que rien, contrairement à un mec. Et puis le monde du cinéma est vraiment frileux.

Léa Seydoux, dans « La Vie d’Adèle » avait franchi le pas…

J’ai vu la scène. Elle est longue. Mais on voit qu’elle s’ennuie. C’est un peu forcé. Les filles se grignotent mais on ne voit rien en fait ! Ce n’est pas ça que je fais. Ca ne fait pas vrai.

En 1996, tu réalises tes premiers films amateurs. Cela fait donc 20 ans. Ta marque de fabrique est le gonzo (l’acteur filme lui-même la scène). Pourquoi ce choix ?

Il y a une énergie qui me plait dans le gonzo. On a le mérite d’être direct! Ca change des pornos où les acteurs jouent mal. Moi, par exemple, j’ai fait cinquante fois l’électricien avec un Hongroise !

Mais tu n’as pas envie de voir un mec qui joue mal. Le gonzo, lui, te donne que ce que tu as envie de voir.

En 1996, tu te rasais les parties. C’était une révolution ?

Oui ! A l’époque, quand tu te rasais, c’est limite si les nanas te demandaient si tu n’appartenais pas à une secte.

En 1990, tu tournais ton premier porno. C’est en fréquentant des peep-shows que la vocation t’est venue ?

Oui. J’arrivais à enchaîner les « éjacs » donc je me suis dit que j’étais doué à quelque chose.

Tu as évoqué le « pesant souvenir » d’avoir tourné parfois sans préservatif. C’était fréquent en 1990 ?

On était moins soucieux qu’aujourd’hui. Quand tu es jeune, tu es inconscient.

Selon toi, le porno reste tabou en France et à la télévision ?

Oui, mais s’est bien que le porno soit tabou aussi. On joue avec les secrets.

Je crois savoir que le Grand Rex est l’une de tes fiertés ?

Le court-métrage « Hypergolique » a été diffusé au Grand Rex. Au début du film, on voit un avant-bras en plein écran. Mais en fait, ce n’est pas mon avant-bras, c’est ma queue. Donc j’ai eu la joie de voir ma queue traverser l’écran du Grand Rex, en grand, au générique d’un film !

Tu as déclaré qu’en 1997, tu t’étais brulé le sexe sur un tournage, comme Mickael Jackson. Raconte-nous…

Oui, d’ailleurs, à l’hôpital, ils ne m’avaient pas donné d’antivasodilatateurs, donc tous les fils pétaient. J’avais un gland comme Frankenstein !

Tu as dirigé Eric Cantona et sa femme dans « Les mouvements du bassin ». C’est comment de diriger Cantonna ?

Les gens se demandaient s’ils ne faisaient pas du porno, alors que c’était un film traditionnel.

Cantonna et sa femme ont été très généreux, c’est un grand souvenir. Ils ne sont pas venus pour l’argent. Au contraire, ils en ont perdu. Je les ai traités comme je traite les autres acteurs. C’est vraiment un beau souvenir humain.

Et tu aimerais convaincre Eric Cantonna de faire du porno ?

Non, pas du tout. Mais, j’avais un rôle à lui proposé qui justifie des scènes sexuelles… je lui en parlerais !

Tu as couché avec plus de 1000 femmes… Tu n’es jamais rassasié ?

Beaucoup plus !!! Et je continue de compter… J’ai certains défaut qui me poursuivent !!! (Rires)

De:
Date: mai 10, 2020

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