
Retour au salon érotique Venus Berlin 2006 à l’occasion des 10 ans du plus grand rendez-vous de l’industrie pornographique européenne.
En vidéo, l’actrice X italienne Valentine Demy.
Back at Venus Berlin 2006 celebrating the 10 years of the biggest european adult convention.
In video, the italian pornstar Valentine Demy.

Venus Berlin 2006 : dix ans, des records et une industrie en pleine mutation
Du 19 au 22 octobre 2006, les halls du Messegelände, sous la Funkturm de Berlin, ont accueilli la dixième édition de Venus. Ce qui n’était au départ qu’une ambition – créer une grande foire internationale dans le deuxième marché érotique mondial après les États-Unis – s’est transformé en événement de référence. Les chiffres officiels, publiés dans la foulée, parlent d’eux-mêmes : 355 exposants de 32 pays, 5 597 professionnels de 58 pays et plus de 24 500 visiteurs grand public. Une hausse de 10,5 % côté acheteurs et de 20 % côté public par rapport à l’année précédente. 717 journalistes s’étaient accrédités.
« Walking into the Venus is like walking into a true erotic dream world », résumait Ansley Garner, représentante de Private. L’ambiance, à la fois commerciale et festive, a marqué les esprits. Les allées étaient parfois saturées, certains stands ont épuisé leurs stocks dès le dimanche.
Une décennie de construction
Dans une interview publiée début septembre 2006, Sven Hurum, fondateur et directeur de Venus Berlin GmbH, revenait sur les origines. Jusqu’en 1996 n’existait qu’une petite foire allemande réservée aux professionnels. « Il ne pouvait pas se faire que le deuxième marché mondial n’ait pas de grande foire », expliquait-il. Berlin s’est imposée par son caractère international et parce que le siège de la société s’y trouvait. Le Sénat de Berlin avait posé une seule condition : « Tant qu’aucune nuage sombre ne plane sur le Messegelände… » Les nuages n’ont jamais été au rendez-vous.
De 10 000 m² et 124 exposants en 1997, Venus était passée à 25 000 m² et 312 exposants en 2005. L’édition 2006 a encore ajouté une hale : la Venus Web Area, destinée à rapprocher acteurs d’internet et acteurs physiques. Le secteur VOD et portails érotiques était déjà identifié comme le plus rentable. Peter Preissle, de Magma & Tabu Film, prédisait même qu’il y aurait bientôt plus de producteurs que d’acheteurs.
Gala, prix et fêtes
Le jeudi 19 octobre, l’hôtel Estrel a accueilli la deuxième édition des Eroticline Awards (qui avaient remplacé les Venus Awards). Parmi les lauréats : Sex City (Private) meilleur film international, String Tanga (MMV) meilleur film allemand, Jessica Drake meilleure actrice américaine, Jana Bach et Vivian Schmitt meilleures actrices allemandes, Conny Dachs meilleur acteur allemand. Magma a été désignée entreprise de l’année.
Le lendemain, même lieu, 900 invités pour la soirée d’anniversaire. Sven Hurum a prononcé un discours ému, remerciant exposants, visiteurs et médias des dix dernières années. Right Said Fred a ensuite fait danser la salle sur « I’m Too Sexy ». L’after-party s’est prolongée avec, selon certaines sources, la présence de Michael Jordan, alors à Berlin pour une tournée promotionnelle Nike.
Miss Venus 2006, Livia, 22 ans, Berlin, avait été élue quelques jours plus tôt au Matrix. Des shows live rythmaient les halls : partysex, wet T-shirt, performances lesbiennes. Le stand OpenErotik/Eromaxx (Halle 18) présentait Stacy Silver, Claudia Rossi, Barbara Summer et Tarra White. Beate-Uhse.TV accueillait Katja Kassin, Rita Faltoyano, Jessica Drake et d’autres pour interviews, dédicaces et un quiz « 90-60-90 ».
Parallèlement se tenait le tout premier Pornfilmfestival Berlin, plus artistique et alternatif, qui a attiré environ 7 000 personnes.
Un salon qui s’internationalise
Les États-Unis étaient bien représentés (39 exposants). Les professionnels européens et américains ont salué l’ouverture et la taille unique de l’événement. Axel Schaffrath, chargé de communication, a déclaré : « Ce résultat n’a été possible que parce que tout le monde a donné le maximum. » Les organisateurs ont aussi souligné la qualité de l’organisation, régulièrement louée.
German-Adult-News, présent pour la cinquième année consécutive, a parlé d’« une foire des records » et d’une fête d’anniversaire « la plus belle jamais organisée ». Même si la Web Area restait encore un peu vide et que les innovations technologiques (HDTV, Blu-ray) étaient rares, l’essentiel était là : contacts d’affaires, visibilité et une industrie qui, déjà, basculait vers le numérique.
Dix ans après sa création, Venus Berlin 2006 a confirmé son statut de plus grande foire érotique mondiale. Elle a aussi montré une branche en train de se globaliser et de se digitaliser, tout en conservant ce mélange unique de business, de spectacle et de proximité avec les stars que seuls les halls sous la Funkturm savaient alors offrir.

Venus Berlin 2006: A Record-Breaking 10th Anniversary
From 19–22 October 2006, Berlin’s Messegelände under the Funkturm hosted the 10th Venus erotic trade fair. What began in 1997 as an ambitious attempt to give Europe’s second-largest adult market a proper international showcase had become the world’s leading event of its kind.
Official figures confirmed a new high: 355 exhibitors from 32 countries, 5,597 trade visitors from 58 countries and more than 24,500 public attendees — up 10.5% and 20% respectively on the previous year. 717 journalists were accredited.
“Walking into the Venus is like walking into a true erotic dream world,” said Ansley Garner of Private. Crowds filled the eight halls (28,000 m²); some stands sold out by Sunday.
Founder Sven Hurum recalled the early days in a September 2006 interview: until 1996 only a small German trade show existed. “It couldn’t be that the world’s second-largest market had no major fair.” Berlin was chosen for its international profile. The Senate’s sole condition — “as long as no dark clouds hang over the exhibition grounds” — was never tested. From 10,000 m² and 124 exhibitors in 1997, the fair had grown steadily. 2006 added the new Venus Web Area to link online and physical businesses, already seen as the most profitable sector.
Thursday night at the Estrel Hotel brought the second Eroticline Awards. Winners included Sex City (Private, best international film), String Tanga (best German film), Jessica Drake (best US actress) and Magma as company of the year.
The following evening 900 guests celebrated the anniversary. Hurum delivered an emotional speech thanking everyone who had built the event over a decade. Right Said Fred performed “I’m Too Sexy.” An after-party followed; some reports mentioned Michael Jordan, in town for a Nike promotion, as a special guest.
Live shows ran throughout the halls. OpenErotik featured Stacy Silver, Claudia Rossi and others; Beate-Uhse.TV hosted Katja Kassin, Jessica Drake and a “90-60-90” quiz. Miss Venus 2006, Livia from Berlin, had been crowned days earlier. A first Pornfilmfestival Berlin ran in parallel.
Axel Schaffrath summed up the organisers’ view: “This result was only possible because everyone was prepared to do their utmost.” Industry voices praised the scale, openness and business contacts. German-Adult-News called it “a fair of records” and the anniversary party the best yet.
Venus Berlin 2006 cemented its status as the global benchmark while signalling the industry’s shift toward the internet — still mixing commerce, spectacle and proximity to stars in a way few other events could match.

















